Le poids de la chasse à courre.
La chasse à courre, abolie dans la plupart des pays européens, nullement par hasard n'a ni fondement éthique, ni justification technique, ni assise
juridique.
La société contemporaine en mesure la cruauté intrinsèque et l'absurdité d'un point de vue technique ou, pour aller jusque-là, "sportif".
Le droit français et celui des autres pays reconnaît désormais le "caractère sensible de l'animal".
Dès lors, rien ne justifie la discrimination faite entre l'animal dit de compagnie, digne de protection, et l'animal libre, dit sauvage, simple chose soumise aux caprices cruels des hommes.
Le second ne souffre pas moins que le premier et mérite de ce seul fait le même respect.
Seul le poids d'un lobby archaïque, détestable par sa morgue et les basses pressions qu'il exerce sur l'appareil d'Etat, explique la persistance dans le droit Français d'une différence de traitement entre les animaux captifs et les animaux de la faune sauvage qu'aucune considération objective ne fonde.
L'abolition de la chasse à courre est inscrite inéluctablement dans le processus du seul vrai progrès qui vaille: celui de la sensibilité.
Honneur aux femmes et hommes de mieux qui soutiennent le combat abolitionniste !
Honte aux tortionnaires qui perpétuent ce jeu sanguinaire!
Gérard Charollois, président du CVN.
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