Droit de réponse collectif
Paru dans Le Nouvel Observateur, #2220 (du 24 au 30 mai 2007)
Nous, militants pour les droits des animaux, cités dans l'article diffamatoire de M. Vaton « Bêtes et méchants » (n°2216), précisons qu'en aucun cas les allégations de l'auteure comme quoi nous serions des « fanatiques ultraviolents » ne sont fondées. Notre lutte s'inscrit dans la lignée des combats pour l'émancipation humaine, dans lesquels nous sommes également engagés. Partant de là et de la cause même qui nous unit (l'abolition des atrocités commises sur les animaux, êtres sensibles exclus sans raison logique de notre communauté morale), nous sommes opposés à la violence. Nous sommes de plus abusivement assimilés à l'ALF, lui-même diffamé puisque ignoblement comparé à Al-Qaida. Pourtant, contrairement aux terroristes islamistes, l'ALF n'a jamais essayé de porter atteinte à l'intégrité physique des personnes, ses statuts étant clairs sur ce point : « Prendre toutes les précautions afin de ne mettre en danger aucune vie quelle qu'elle soit. » Les actions de nos groupes respectifs sont légales, non violentes. Il est regrettable que votre journal surfe sur la vague du prétendu « terrorisme vert » et préfère le sensationnalisme à la réalité. Diaboliser la libération animale en l'assimilant au nazisme (Guillebaud) est monstrueux. Salir des personnes qui n'ont pour arme que leur désir de justice pour tous est révoltant. D'où notre écoeurement et cette protestation collective.
Droits des Animaux,
Furieuses Carottes,
Collectif antispéciste de Paris.