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Droits des animaux et veganisme.
53 milliards d'animaux tués dans les abattoirs du monde entier chaque année (3 millions en France chaque jour), un nombre incalculable de poissons arrachés à la mer qui périssent dans les filets de pêche, 800 millions d'animaux torturés à mort dans les laboratoires d'expérimentation (8300 par jour en France), des dizaines de millions d'autres animaux massacrés pour le commerce de la fourrure, du cuir… Le nombre d'animaux victimes de nos choix de consommation est monstrueux. Comment en est-on arrivé là ? Existe t-il des solutions pour remédier à cette affreuse situation ? Choisir d'être vegan comme mode de vie en rupture avec l'exploitation meurtrière des animaux apparaît comme la solution la plus cohérente et respectueuse des animaux.


Les causes

La mentalité spéciste ("raciste" envers les animaux) de l'espèce humaine amène les humains à se sentir autorisés à jouir d'un droit de propriété sur les animaux, de même que le racisme a mené les esclavagistes à s'approprier les Noirs aux siècles derniers.

A partir du moment où nous traitons les animaux comme de simples ressources en fonction de nos intérêts, il ne faut pas s'étonner du traitement abject qui leur est infligé. Ainsi, les traitements les plus violents, de même que ceux que nous considérons moins brutaux (par exemple l'élevage bio) sont les facettes d'une même mentalité, qui laisse penser qu'il est légitime de s'approprier les animaux, et de les tuer.


Les solutions

1. Au niveau collectif, la seule solution est de changer les mentalités de nos contemporains, qui doivent comprendre que les animaux ne doivent pas être considérés comme de la marchandise.

Chacun doit comprendre que les animaux, qui sont des êtres conscients et sensibles, ne peuvent de ce fait être considérés comme des choses que l'on peut s'approprier ou dont on peut faire un commerce, comme l'a démontré le célèbre avocat et professeur de droit américain Gary Francione.

N'étant pas de choses, les animaux ne doivent plus faire l'objet d'un droit de propriété des humains à leur égard. Un tel droit de propriété doit être aboli. Le droit des animaux à disposer d'eux-mêmes doit être reconnu.

2. Au niveau individuel, il nous faut refuser dès à présent de participer à l'esclavage et au meurtre des animaux. C'est possible par notre consommation quotidienne. On parle alors de devenir vegan, pour respecter totalement les animaux, et ceci à différents niveaux :


Alimentation

Contrairement aux végétariens, les vegans ont une alimentation végétalienne. En effet, les animaux dont on se sert pour produire les sous-produits tels que le lait, les œufs, le fromage entre autres, finissent à l'abattoir eux-aussi, après avoir été emprisonnés leur vie durant, réduits à n'être que des usines à nourriture au profit des humains plutôt que disposer de leur vie. Personne n'a besoin de consommer de tels produits, seul le veau a besoin du lait de sa mère.

Les végétariens ou toute personne désireuse de ne pas exploiter les animaux doivent donc avoir pour finalité de devenir vegan, s'ils pensent que les animaux ne doivent plus être considérés comme nos esclaves. Le veganisme est désormais à la portée de n'importe qui aujourd'hui, qu'il s'agisse du grand nombre d'aliments végétaux à notre disposition, ou de la production alternative aux sous-produits animaux : laits végétaux, yaourts, glaces ou fromages largement répandus, que ce soit en boutiques bio ou dans les supermarchés classiques.

L'alimentation végétalienne est reconnue fiable pour la santé, comme en témoigne notamment l'Association Américaine de Diététique (nov. 97) : « La position officielle de l'AAD est que les régimes végétariens et végétaliens biens conçus sont bons pour la santé, adéquats au plan nutritionnel, (…) appropriés à tous les âges de la vie, y compris durant la grossesse et la lactation ». La seule condition est de prendre régulièrement une supplémentation en vitamine B12 (notamment de la marque Solgar), sachant que la vitamine B12 sous sa forme synthétique est mieux assimilable par l'organisme que la B12 d'origine animale.


Habillement

Si l'on refuse de manger les animaux, on doit aussi logiquement refuser de les porter. La fourrure, le cuir ou la laine proviennent de la même logique d'exploitation, le sort des animaux est toujours celui d'être privés de leur liberté et tués.

Il existe pourtant une large gamme de vêtements en matières naturelles (coton, fibres végétales) ou synthétiques. On peut aussi commander par correspondance les articles qu'on n'aurait pas trouvé dans le commerce :
www.vegetarian-shoes.co.uk
www.mooshoes.com
Autres liens sur : http://dijonveg.webou.net/hab.htm


Produits d'entretien et cosmétiques

Il est possible de ne pas soutenir l'industrie qui torture les animaux dans les labos d'expérimentation. De nombreuses marques proposent des produits ménagers (Lerutan, Etamines du Lys…), ou cosmétiques (Weleda, Lush, Senteurs Provençales…) n'ayant pas été testés sur les animaux.
Attention, un produit peut ne pas avoir été testé sur les animaux et ne pas être vegan s'il contient des substances d'origines animales (liquide amniotique, lait, miel…). Bien lire l'étiquette !

On peut donc agir dès maintenant pour concrétiser notre refus de traiter les animaux comme de la marchandise, des objets ou des esclaves. C'est un pas primordial de la lutte politique et éthique que nous devons mener pour les droits des animaux. Plus nombreuses et nombreux seront les vegans, plus rapidement les droits des animaux pourront être reconnus. Devenir vegan est donc le mode de vie le plus abouti pour respecter pleinement les animaux, tout en aidant au changement social conduisant à la remise en cause légale du statut de propriété des animaux.
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